Rassegna Stampa

25 Ottobre 2013

Dan Weber, un curateur viticole

MARIE OTTAVI 25 OCTOBRE 2013 À 14:00

Américain, ex-guitariste, et aujourd’hui acheteur de vin pour une cave new-yorkaise, Dan Weber piste les meilleurs crus et coteaux.
Cet été, il a passé neuf semaines à sillonner l’Europe à la recherche des meilleurs crus, des coteaux d’exception, des viticulteurs amis. Dan Weber, un New-yorkais de 32 ans, travaille pour Flatiron, une cave ouverte l’an dernier à l’ombre du gratte-ciel dont il a emprunté le nom. Le lieu est réputé et détient deux autres adresses à Dumbo et Williamsburg, dans le Brooklyn des hipsters qui s’y connaissent plutôt bien en matière de vin. Brun et barbu, ce grand bavard, en anglais comme en français, se définit comme un «curateur» viticole. Guitariste dans des groupes de rock avant de devenir acheteur, il a débuté sa carrière à Brooklyn en travaillant pour des cavistes aux cheveux longs qui écoutaient AC/DC à fond dans leur boutique.
Il a délaissé les concerts pour se concentrer sur l’étude des meilleurs crus, des vins naturels, américains et forcément européens puisque ses préférences vont vers ceux-là. Il ne prêche pour aucune chapelle et ne jure que par la rencontre avec le producteur, l’importateur et le client. «J’aime comprendre l’ensemble de la chaîne»,dit-il. à son arrivée à Paris en août, le jeune homme a réservé sa table au Verre Volé (Paris Xe) avant même d’avoir quitté l’aéroport. Quand les places sont prises, il tente sa chance au Baratin, dans le XXe, «(s)on restaurant préféré au monde!». «La première fois, dit-il, Philippe Pinoteau m’y a fait goûter un beaujolais de la cuvée 3.14 de Jean Foillard provenant de la côte du Py. J’aime ce genre d’endroits où l’on mange de beaux produits, simples et bien traités.»
Lorsqu’on lui demande de choisir un vin français qui aurait sa préférence, le bougre bat en retraite. «Je ne peux pas! Mais je peux vous parler d’un vin allemand: le Weingut de Peter Lauer qui vient du célèbre vignoble de Kupp, dans la Sarre. C’est une explosion arômatique qui a une longueur et une concentration sublime.»Malgré ses réticences à sélectionner un cru français, Dan Weber finit par pointer le Clos de la Roilette (2012) d’Alain Coudert. Un beaujolais «à l’acidité fraîche et la minéralité croquante». Dernier choix provenant de la vieille Europe, un Foradori 2011, Teroldego «Sgarzon» Vignetti del Dolomiti, issu de vieilles vignes de la Teroldego: «Ses fruits rouges et noirs résonnent et sa texture souple flotte sur le palais.»
Quant aux vins américains, il remarque que l’époque est «à la découverte de nouveaux terroirs dans des zones à climat plus froid, et à la complexité géologique intéressante». Le travail de David Lett en Oregon, sur du pinot noir, fait partie «des vins les plus excitants du continent», dit-il, avant de filer se sustenter à Paris, et déguster des trésors inconnus.
Flatiron wines, 929 Broadway, entre la 21e et la 22e rue, New York. 

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