Rassegna Stampa

15 Marzo 2013

Madame Foradori, Le Devoir

par Jean Aubry

Moi, je l’appelle madame Foradori. Ce n’est pas une question d’âge, plutôt une attitude qui sourd d’un respect sincère. C’est qu’il ya chez elle, et cela depuis la fin de ses études, en a974, a l’université. San Michele all’Adige dans sono Trentin natal, cette motivation à vouloir repousser ses propre limites et celles, bien sur, de ses cépages chéris, dont le teroldego est sans doute l’enfant roi. Le constat est d’autant plus épatant qu’il me tarde, à chaque nouveau millésime, de faire sauter le bouchon et de plonger au cœur.

Au cœur de madame ? bien visé ! Il arrive parfois, je dis bien parfois, qu’un vigneron ou une vigneronne investisse a ce point son vin qu’il s’incarne a même le fruit en y initiant justement cette pulsation qui fait mouche. Au Vatican, ils appellent ca la transsubstantiation.

Moi, j’appelle ca un don de soi. Et c’est très exactement ce qui se passe avec les vins d’Elisabetta Foradori. Pas de miracles, ici, mais une plongée corps et âme au cœur d’un cépage autochtone réputé impénétrable, tant du cote de la couleur que de la substance.


Dans la foulée du grand père vittorio et de sono père Roberto, Elisabetta réussit aujourd’hui à livrer un teroldego capable de vibrer sur plus d’une dimension. Mais que d’achements pour en arriver là ! en 1985, déjà, la dame sélectionnait une quinzaine de clones du fameux teroldego, issus de la plaine du Campo Rotaliano mais aussi du cru Vigneto Morei, afin de nuancer un peu plus ses cuvées. Depuis, sa production en rouge se repartit ce Vigneti delle Dolomiti 2009 (24,90 $ - 72695) et cet étonnant Granato 2009 (58,25 $ - 898130), avec quelque 16’0000 bouteilles produites.

Suivra en 2020 une conversion du vignoble en biodynamie. Avec 10 and de recul, maintenant, on constate que les vins n’ont pas seulement gagné en pureté mais ils semblent, avec chaque nouveau millésime, investis d’une vitalité d’une vraisemblance mais aussi d’une portée qui dépassent la simple expression végétale de la vigne. Calme, observatrice, en retrait derrière ses curées, je entais déjà chez elle, lors d’une rencontre su tout début des années 2000, une quête de sens, une recherches, un accomplissement à venir.

Rares son les vins qui, a prix encore décents, non seulement livrent cet accomplissement mais le font de façon instinctive, sans tirer de plans sur la comète, éveillant l’humanité dans le simple buveur de vin. Ce Vigneti delle Dolomiti 2009 en témoigne. Robe sombre et juvénile, expression fine mais généreuse d’un fruité mur, abondant, à la fois « porté » et « libéré » de ses amarres tanniques sous l’impulsion d’une superbe acidité (5+)

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